Babybox, Jung

J’ai envie de reprendre le rendez-vous qui m’a fait découvrir un genre que je connaissais très mal et vers lequel je ne me tournais pas, La BD de la semaine.

Quid ?

« Une asiatique aux cheveux rouges, ce n’est pas commun. J’avais besoin d’affirmer ma personnalité, mon identité. Ma mère m’a dit un jour qu’elle me révèlerait une chose importante. Et puis, il y a eu cette boîte que je n’aurais jamais dû ouvrir… »

Mon bavardage

J’ai retrouvé avec plaisir le dessin, la puissance des scenarii de Jung et l’importance de la Corée. J’ai découvert dans cette BD l’existence des « boîtes à bébés », lieux qui permettent à des parents de déposer leurs enfants anonymement. Tout est prévu : la lumière pour symboliser la place libre, l’oxygène… On suit Claire un de ces bébés laissés dans une boîte à bébés. Elle découvre dans un contexte difficile pour elle, la mort de sa mère, qu’elle a été adoptée et que sa mère n’est pas sa mère biologique. Jung poursuit l’évocation de l’adoption cette fois par la fiction. En effet, dans Couleur de peau : miel c’était sa propre adoption que Jung mettait en scène. Ici il invente cette de Claire et ce tableau complète parfaitement celui de ces précédentes BD.

Et puis, il y a la relation entre Claire et son petit frère qui m’a bouleversée. La force de l’amour fraternel. Claire qui prend sous son aile ce petit garçon, Julien, qui lui-même donne un but à Claire de continuer à vivre.

Les dessins de Jung sont magnifiques. On retrouve toujours l’omniprésence du noir et blanc. Le trait est différents des précédents opus, moins enfantin. La force de cet ouvrage ce sont les pointes de rouge puissantes, vives qui entraînent le lecteur dans la quête d’identité de Claire. Car ce thème, vital chez Jung, est bien à nouveau le fil conducteur de cette BD. Le rouge des cheveux de Claire, les coquelicots, fleurs préférées de sa maman et symboles d’un moment suspendu entre elles deux mais aussi parce que le rouge c’est aussi ça : le sang, la douleur, la vie. Je crois vraiment que c’est cette puissance des couleurs qui donne au texte sa force.

Je ne peux que vous recommander cette BD. Laissez-vous guider par les pas de Claire et partagez-la autour de vous, c’est une pépite.

Mon bavardage sur Couleur de peau : miel 1, 2, 3

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13 réflexions sur “Babybox, Jung

  1. Bienvenue à toi Sophie, ravie de ton retour au blog et à la BD de la semaine ! Je garde un souvenir ému de cet album, magnifique… et qui marque !

  2. Je suis ravie de te voir de retour !
    J’ai bien aimé Couleur de peau : miel mais je crois que je n’ai pas terminé la série. Il faudrait que je me replonge dedans. Et dans ce titre là aussi par la même occasion !

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